Parmi les forêts, il est important de distinguer les forêts primaires (ou anciennes) des forêts récentes ou dégradées. Les forêts primaires sont le résultat de millions d’années d’évolution et d’interaction entre les espèces qui les habitent, dont l’homme. Lorsqu’une forêt primaire est détruite il n’est plus possible de la reconstituer, la richesse de sa biodiversité en est perdue à jamais. Il faut plusieurs millions d’années pour faire une forêt primaire.

Il est également nécessaire de distinguer les forêts véritables des plantations d’arbres en monoculture promues par les industriels de la pâte à papier ou de l’huile de palme. Ces plantations s’étendent désormais sur des millions d’hectares à la surface du globe, asséchant les nappes phréatiques et dépossédant les communautés autochtones de leurs territoires, donc de leurs ressources. Ces plantations n’ont de forêt que le nom, en vérité elles sont une cause de déforestation parmi les autres, à l’instar des plantations industrielles de soja, de l’élevage extensif des bovins et des industries extractives.

A travers le monde, les passionnés de préservation forestière qui regardent ces questions au prisme des revendications autochtones se coordonnent grâce au réseau WRM.